Bienvenue “Au Jardin” le restaurant de viandes du chef Philippe Sarrazin

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Je vous le dis clairement, c’est mon restaurant préféré à Saint Paul centre ! Le chef est même devenu un ami, dont j’apprécie la gouaille, la gentillesse et le franc parler : Philippe Sarrazin.
Situé juste en face du stade de Saint Paul, à l’écart de la route, vous allez découvrir de nuit une très grande terrasse feutrée, stylée, avec un menu qui change tous les jours au gré du marché et des achats dudit chef qui choisit avec soin ses fournisseurs et travaille main dans la main avec son épouse.
Ils sont devenus propriétaires depuis 2009 de ce lieu qu’ils ne cessent de faire évoluer dans un style lounge/garden, avec une double volonté : celle de proposer de la fraîcheur à tous les étages et surtout d’être GENEREUX dans les portions.
Quand vous aurez papoté un peu avec Philippe, qui s’attache à faire le tour de ses tables après le service; vous comprendrez le personnage.
Franc, entier, avec une sacrée expérience réunionnaise et de cuisinier, il est viandard, le revendique, et cela se sent dans sa carte et dans ses choix.
Les plats sont structurés, à thème, et surtout les cuissons sont MAITRISEES.
“Nous ne travaillons qu’à deux en cuisine, mais nous nous donnons à 300% dans l’assiette du client” me confie-t-il avec passion.
Hier, après avoir dégusté un petit amuse bouche bien dosé entre olives & anchois, j’ai opté pour une noix de veau aux morilles : ce ne sont pas moins de 3 escalopines qui étaient dressées, avec une tendreté extraordinaire, un bon goût de beurre et de poivre, une sauce morille généreuse, une purée maison délicieuse, avec un artichaut frais farci d’une excellente duxelle de champignons….
C’est joliment présenté, le chef insiste pour réaliser des tuiles colorées, goûteuses, et s’éclate dans sa présentation et ses préparations.
Mon époux a porté son choix sur une intrigante côte de cerf version sucrée, proposée avec de la patate douce et des figues rôties et laquées avec un jus court.
L’épouse de Philippe assure le service : quelles cuissons souhaitez vous ?
Malicieuse, je lui réponds que je laisse au chef le choix de nous proposer ce qu’il souhaite. Le cerf arrive quasi bleu mais caramélisé, on sent immédiatement quand on plante la fourchette dedans que l’on va se régaler, et c’est l’extase… Le veau est du même acabit, cuisson un peu moins que rosée, tendre, tendre…
J’ai trouvé mon restaurant de viande : mais vraiment, je l’ai trouvé.
Il semble que l’une de ses spécialités plébiscitées soit la brochette géante de boeuf , servi sur un pic tout en hauteur.
J’ai vu passer une souris d’agneau GEANTE à la table voisine avec des exclamations de satisfaction intense de la cliente en voyant la viande fondante, additionnée de ses garnitures et de tomates confites…
Que dire aussi des desserts : ils sont géants aussi…
“Vous comprendrez pourquoi je ne propose pas d’entrées dans mon établissement, ici on vient pour manger à sa faim avec la certitude d’avoir un plat bien fait”.
Philippe Sarrazin propose parfois des “ovni”, comme la semaine dernière, un Pithiviers à base de pêche et de romarin, il s’est aussi attaché récemment à proposer des quenelles de grand chef, “des plats d’ancien” avec des saveurs anciennes qu’il ne faut pas oublier, rappelle t il….
Bref, je recommande vraiment ce restaurant dans lequel on ne risque pas de s’ennuyer et que j’ai apprécié de nuit. Il est aussi ouvert le midi, sûrement avec une ambiance moins feutrée… mais toujours avec autant de fun dans l’assiette, donc enjoy !!
        

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