Planch’Alizés restera en place jusqu’à la reconstruction d’une rondavelle

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L’établissement situé sur la plage de la Saline les Bains était en sursis et la mairie de St Paul a statué sur son sort le 8 septembre dernier.

Ouf de soulagement : la paillotte pourra rester en place pendant encore deux ans, le temps que la mairie construise et livre un nouveau local, excentré de la plage de la Saline pour abriter l’établissement avec une nouvelle AOT.

Le cas de Planch’Alizés était devenu problématique car le restaurant fonctionnait depuis 2018 dans son AOT, l’autorisation d’occupation temporaire et occupait une surface de plus de 1000 mètres carrés sur le sable, eu lieu des 785 m2 initiaux.

Son remplacement a été acté en conseil municipal à Saint Paul le 8 septembre 2022. La nouvelle construction, si le projet est adopté, pourrait être livrée en 2025.

Planch’Alizés, capture de leur journée du 15 août 2022

La réaction de Jean François Nativel, élu à la Mairie de Saint Paul :

“En tant qu’élu de la commune de Saint-Paul, défenseur depuis 2011 des activités humaines
sociales, économiques, nautiques et littorales, je tenais à saluer cette décision de bon sens
qui va permettre à « Planch’Alizée » de maintenir son activité.
Il s’agit du meilleur compromis puisque depuis des années le gérant de cette structure créée
il y a 40 ans ne demandait qu’à se mettre en conformité en reculant.
Ainsi un nouveau bâtiment de type « rondavelle » sortira de terre d’ici quelques années : les
Réunionnais pourront continuer à aller siroter un cocktail confortablement assis sur un
transat, puisqu’en attendant le gérant a obtenu l’autorisation de poursuivre son activité.
Vous remarquerez que pas un seul élu de l’Ile de la Réunion n’a apporté son soutien à cette
structure et à ses 48 salariés dans la tourmente administrative depuis 2018 Cela en dit long
sur leur manque de courage et parfois même leur caution portée à ceux qui s’attaquent à
l’activité littorale, qu’elle soit dans l’eau ou sur la plage, sous couvert écologique ou
réglementaire, alors qu’il s’agit d’un rejet culturel d’un usage de la plage considéré comme «
exogène ».
J’ai toujours été contre une destruction sans remplacement, comme cela s’est
malheureusement produit en 2018 à l’Hermitage, laissant sur le carreau 150 salariés. Un
drame social et économique toujours inacceptable quatre ans après, et en tant qu’élu
d’opposition, j’interviens régulièrement pour demander que l’offre de restauration puisse
être compensée par la construction de nouvelles structures, dans le respect de la loi littorale.
C’était ce qui était prévu d’ailleurs, mais qui, finalement, faute de courage des majorités
successives, n’aura jamais vu le jour. Là la situation est inverse : ils vont d’abord construire la
structure de remplacement avant de détruire celle existante, et c’est en ce sens que par-delà
la destruction programmée, il s’agit d’une bonne décision.
On ne doute pas que les opposants à l’économie littorale vont monter au créneau malgré
tout : savoir que cette plage va être libérée d’ici 2025, date prévue de livraison du nouveau
projet, ne leur suffira pas. Il leur faut un sacrifice, un symbole, une victoire beaucoup plus
forte pour asseoir leur idéologie dans l’opinion locale.
Il est probable également que la précédente procédure qui avait dépossédé l’actuel gérant
de ce lieu sur papier tombe à l’eau. Il devrait être le mieux placé pour maintenir son activité
une fois la nouvelle structure livrée.
Après s’agissant de la gestion probable future sous forme de « rondavelle » gérée par la SPL
TAMARUN, on espère que cela se passera mieux qu’avec les autres structures, qui sont pour
beaucoup d’entre elles en conflit voire même en procès avec cette Société Publique Locale.”

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